JÉSUS, OU
LE CONTRESENS TRAGIQUE
 
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Jesus ou le Contresens Tragique

DE L’ESSÉNISME AU CHRISTIANISME

Un ouvrage broché de 208 pages
(format 14 x 20,5)
publié par Bernard HEYD, Auteur Indépendant

ISBN : 2-9512762-0-6

 

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4ème DE COUVERTURE

--Diplômé de l'Université de Théologie Catholique de Strasbourg, l'auteur a vécu intensément sa foi chrétienne jusqu'au jour où il a cherché à savoir si le Nouveau Testament parachevait bien l’Ancien Testament.

--De cette réflexion théologique sur les Textes bibliques est né cet essai qui, loin de l'Enseignement traditionnel de l'Église, propose ici une autre exégèse des Évangiles à la lumière des manuscrits de la mer Morte.

--Si l’auteur s’interroge sur le messianisme de Jésus et, à plus forte raison, sur sa divinité, il ne remet pas en cause, pour autant, l'existence du Dieu de la Genèse, le Dieu d'Israël, le Dieu des Nations.

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AU LECTEUR

--Si les Évangiles laissent planer le mystère autour de la personne de Jésus en occultant allègrement toute une partie de sa vie appelée fort judicieusement « vie cachée », la Thora, elle, par contre, offre une transparence totale sur la vie des personnages illustres. Et c'est ainsi qu'à mon tour, je trouve tout à fait logique et normal de me faire connaître au lecteur, d'autant que tout ouvrage ne peut s'expliquer correctement sans une bonne connaissance de l'auteur. Un autre avantage non négligeable de cette démarche consiste à contrer du même coup toute velléité de mystification. En effet, mettez du merveilleux dans ma naissance, laissez planer le mystère sur une bonne partie de ma vie en occultant une période importante de dix ans, accréditez l'idée d'une révélation divine à l'âge de quarante ans, répandez la rumeur que ce livre a été écrit en une nuit sous l'inspiration de l'Esprit Saint et vous aurez réuni tous les ingrédients qui, par le passé et pour d'autres personnages, ont fait preuve de leur efficacité !
---Alors, disons que j'ai passé ma plus tendre enfance dans un petit village d'Alsace, situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de Strasbourg. Sixième et dernier enfant d'une famille de cultivateurs, j'y ai grandi, entouré de l'affection des miens. Un jour, le hasard a voulu qu'un père abbé vînt voir le curé pour lui demander s'il ne connaissait pas des enfants susceptibles d'être intéressés par la vocation religieuse. C'est ainsi que, ayant vécu dans une famille chrétienne profondément croyante, je pris le chemin d'un internat religieux tenu par des Pères Assomptionnistes. Dans ma tête de gamin de onze ans, devenir prêtre, c'était passer sa journée à apprendre à dire la messe. Mais quelle ne fut pas ma déception lorsque la voiture qui m'amenait à l'internat s'est arrêtée pile devant une salle de classe avec une carte de géographie accrochée au mur !
---Alors que je pensais être débarrassé des études, voilà que les études me rattrapaient ! C'est ainsi que, année après année, je me suis retrouvé au grand Séminaire de Strasbourg. De cette dernière période, j'ai gardé le souvenir d'une forte tristesse intérieure, car, contrairement aux dires de mon Père spirituel, l'amour de Jésus et de Marie n'arrivait pas à combler le vide de mon coeur ; et le besoin d'aimer était immense. Était-ce la résurgence d'un vide affective canalisé depuis des années, occasionné par la perte de mon père à l'âge de douze ans, et de ma mère cinq ans plus tard ? J'ai donc fini par quitter le grand Séminaire au bout de la deuxième année, avant de m'engager définitivement dans la prêtrise. Ce qui, au départ, devait n'être qu'une année de réflexion s'étira sur une période de trois ans au cours de laquelle j'ai fini par rencontrer celle qui allait balayer ma tristesse intérieure en devenant ma femme.
---Mais ce plongeon dans le monde « laïc », après des années de séminaire, n'avait nullement altéré ma Foi. Mes convictions religieuses étaient intactes et la pratique dominicale restait assidue. Par la suite, les réunions liturgiques et les animations de messe ont contribué à approfondir un peu plus cette Foi par le biais de la recherche et de la méditation des textes bibliques. Pourtant, une question me hantait depuis quelque temps et à laquelle je n'avais pas de réponse raisonnée. Pourquoi le peuple juif n'a-t-il jamais voulu reconnaître Jésus comme le Messie ? II devait bien y avoir une explication et, s'il y en a une, il n'y avait pas de raison que je ne la découvrisse pas à mon tour. Certes, je ne connaissais pas la tradition orale juive, mais par contre je possédais leur tradition écrite : la Thora ! Et c'est ainsi que, durant deux ans et d'une manière acharnée, j'ai passé mon temps à lire et relire la totalité du Pentateuque et des Prophètes à l'affût du moindre indice. Tout mon temps libre y était consacré au point d'exaspérer mon entourage immédiat Au bout de mes deux années de recherche obstinée, et devant le peu de résultat tangible, j'ai décidé de procéder différemment en reprenant la lecture de l'Évangile pour voir la cohérence du message évangélique avec celui de la Thora. Et là, surprise ! je venais de quitter un monde et de rentrer dans un autre dans lequel je n'avais plus mes repères : ni le texte, ni le ton, ni les paroles de jésus, ni sa manière d'agir ne correspondaient à ceux des écrits appelés improprement « l'Ancien Testament ». C'était comme le jour et la nuit : d'un coté les textes mettent en avant YHVH, de l'autre, le Dieu d'Israël avait disparu au profit de Jésus. Et c'est à ce moment là que j'ai eu la révélation que Jésus ne pouvait prétendre au titre de prophète de YHVH, et encore moins a celui de fils de Dieu. Mais, je viens d'employer un mot malheureux : c'est celui de révélation qui, dans l'imagerie populaire, implique apparition d'anges, tonnerre, éclairs et tremblement de terre. II n'y a rien eu de tout cela, hormis l'anéantissement de ma personne qui voyait s'écrouler, en quelques secondes, quarante-cinq ans de vie chrétienne assidue. Alors, plutôt que de parler de révélation, disons que cette intime conviction était d'une telle intensité que j'ai fini, quelques jours plus tard, par casser crucifix et jeter toutes images saintes. Mais restait à démonter le mécanisme de la divinité pour redonner à Jésus sa véritable dimension : celle d'un homme. En effet, durant les trente années précédant sa vie publique, Jésus a bien dû vivre quelque part. Les quelques tentatives de réponse à partir des Évangiles donnèrent peu de résultats probants. Et c'est à la lecture du livre d'André Dupont-Sommer sur les manuscrits de la mer Morte que les portes de l'inconnu allaient s'ouvrir. Avec ces textes anciens je me retrouvais à nouveau en pays de connaissance, mais cette fois-ci avec les textes du Nouveau Testament. Du coup, l'Évangile, longtemps présenté comme une nouveauté, se trouve réduit à n'être qu'en partie l'écho parvenu jusqu'à nous d'une Voix oubliée et occultée, qui jadis « criait » dans le désert de Juda.
---C'est donc cette quête de l'Absolu que retrace ce livre dont l'écriture s'est étalée sur près de dix ans. Car combien de fois n'ai-je pas remisé mon manuscrit au fond d'un placard par manque d'inspiration ! Et il est resté là parfois quelques jours, parfois quelques semaines et parfois même plusieurs mois, me jurant bien de 1'y laisser. Mais, irrésistiblement, je le ressortais, soit pour y apporter une correction, soit pour y rajouter quelques lignes supplémentaires, soit tout simplement pour le relire.
---Faut-il rappeler que ces quelques pages, résultat d'une réflexion personnelle sur des Textes sacrés, ne se veulent nullement scientifiques, au sens strict du terme. Ouvrage avant tout théologique, les citations viennent étayer l'argumentation. La fréquence de ces citations peut certes surprendre et choquer, mais il a paru plus judicieux de les reproduire, que de demander au lecteur d'entrecouper sa lecture par une recherche fastidieuse des textes bibliques.
---Reste à signaler que la fin du livre, intitulée "Oracle de YHVH", n'a strictement rien à voir avec une quelconque prédiction millénariste qui aurait pu être écrite en raison de la proximité du passage à l'an 2000. Les motivations en furent tout autres.

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PRÉFACE (extrait)

--Les relations entre juifs et chrétiens ont toujours été plus ou moins entachées de méfiance, voire même carrément d’hostilité. Cette incompréhension réciproque commence dès la naissance du Christianisme : les juifs niant la messianité de Jésus et les chrétiens les accusant de déicides. Viendra également s’y greffer un autre contentieux qui porte, lui, sur l’élection divine. Les juifs attestent que le choix de Dieu est indéfectible : ils restent et demeurent le peuple élu, et ce, en dépit de leur fautes. Les chrétiens affirment le contraire en se définissant d’emblée comme le « Nouvel Israël ». Certes, le Saint Siège, depuis le Concile de Vatican II (1962 - 1965), a tempéré ses critiques et assoupli ses positions, allant finalement jusqu’à reconnaître l’état d’Israël. Alors que, dans la tradition chrétienne, Israël était appelé à disparaître, cette reconnaissance du peuple juif par la papauté ne s’est pas faite sans réticence ni amertume, car c’était devoir avouer implicitement que l’Église s’était trompée depuis près de deux mille ans. Mais, malgré un net réchauffement dans les relations entre juifs et chrétiens, il n’en demeure pas moins que la pierre d’achoppement entre les deux religions reste la personne même du Messie. Et ce sont, depuis vingt siècles, les mêmes écrits bibliques qui sont appelés en renfort pour servir de justifications et de preuves à des affirmations diamétralement opposées.

Alors ! Messie à venir ou Messie déjà venu ?

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TABLE DES MATIÈRES

 
Au lecteur. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Préface. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
p. 7
p. 11
 
Chapitre premier : Dieu. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre II : Le peuple juif. . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre III : Le prophète. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre IV : Annonce d'un Messie. . . . . . . . . . .
Chapitre V : Généalogie. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre VI : Paternité divine. . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre VII : Fils du Père. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre VIII : Les manuscrits de la Mer Morte. .
Chapitre IX : Vie cachée. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre X : Tentation de Jésus. . . . . . . . . . . . .
Chapitre XI : Divergences bibliques. . . . . . . . . .
Chapitre XII : La justice. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre XIII : La Passion. . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre XIV : Résurrection. . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre XV : Le contresens tragique. . . . . . . . .
Chapitre XVI : L’Islam. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Chapitre XVII : Les Temps du Salut. . . . . . . . . .
Oracle de YHVH. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
p. 15
p. 19
p. 27
p. 35
p. 45
p. 51
p. 59
p. 65
p. 79
p. 99
p. 117
p. 125
p. 139
p. 149
p. 161
p. 167
p. 179
p. 187
 
Postface. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Références. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Bibliographie succincte. . . . . . . . . . . . . . . . . . .
p. 201
p. 203
p. 205
 
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